“After a year’s research on pieces that could work
for a duo, Samuel Mathieu came up with the results of a quest that would bring
5 performers together. A team, a small group of people with close ties gave
birth to this project, which stems from the inexhaustible dialogue the dancer
maintains with his dancing. In this unrelenting work on approach and withdrawal,
on repetition and surrender, which affects the dancer on a daily basis, he
has to look for signs of what will be kept in the final piece, support the
impulses which will become part of choreographic science, master the common
ways of performing the dance, and be able to sustain this burning fever, this
sometimes preposterous GoOn! which bears all the hallmarks of the artist. In
order to assess the space dimension, a white square on the floor represents
the place where each identity’s imprints remain and where a common intention
builds up with the speed, power and strength of the whole piece. These random
figures, these life lines, these exchanges and this desire for complicity,
which have already been sketched in the duos, gradually form a new rite, a
creation, for lack of a better word, which you
can enjoy as of January in Toulouse.”
Annie Bozzini (December 2006) Head of the Toulouse / Midi-Pyrénées Choreographic
Development Centre
Ce carré blanc, posé comme un ring de boxe, annonce et prépare un terrain d’entremêlements tribaux. La danse et le mouvement sont au cœur du propos, telle une exposition, une image où le hors champs nous indiquera et proposera de possibles histoires.
Ce carré blanc doit rester l’arbre à palabres de ce chœur communautaire. Il doit cependant être traversé, transgressé, violé par la vitesse, la puissance et la force de l’ensemble, pour qu’il prenne sa valeur et qu’il puisse révéler son importance et sa nécessité.
Sur ce terrain de jeu, c’est la caricature d’une communauté grotesque, absurde et ludique qui va permettre la rencontre d’identités chargées d’un passé à deux. L’échange de phrases, de connaissances qui circulent, mènent peu à peu à reconnaître en chacun nos propres facteurs communs.
L’idée est peut-être de chercher cette relation, cette connivence, qu’ont les êtres entre eux, cette chose métaphysique, qui nous met ou pas en relation avec l’autre.
La pièce GO ON! se pense différemment. Ce n’est pas une succession de duos ni une simple rencontre entre couples. Bien au contraire, elle est la création d’un chœur, à l’unisson de ce qui s’est traversé. Le fonctionnement récurent de chaque personne installe sur le temps son identité, telle une empreinte digitale et génétique.Des identités à l’intérieur de la masse.